Dans l'épisode 6 de ZwitterCo Unfiltered, Jon Goodman et Scott Brown récapitulent leurs principaux enseignements du Membrane Technology Forum (MTF) à Minneapolis, en discutant des conversations qui façonnent l'industrie laitière d'aujourd'hui.
Lors du Forum sur les technologies membranaires (MTF) de cette année à Minneapolis, un sujet s'est démarqué des autres : les protéines.
Tout au long de l'événement, les transformateurs, les équipementiers et les fournisseurs de membranes se sont concentrés sur la recherche de moyens d'extraire davantage de protéines, d'en augmenter la teneur dans le lait et de maximiser sa valeur. Face à une demande soutenue en protéines et à un marché porteur, les discussions ont régulièrement porté sur la productivité, la récupération des protéines et les produits à plus forte valeur ajoutée.
L'un des concepts les plus intéressants abordés par Jon et Scott était celui des « protéines non rentables ». L'idée est simple : si les protéines ne se retrouvent pas dans le sac, elles ne sont pas vendues aux clients et ne génèrent donc pas de revenus. Chaque entreprise de traitement perd une certaine quantité de protéines dans le flux de perméat, mais l'objectif est de minimiser ces pertes autant que possible. Face à la valeur élevée des protéines, de plus en plus d'entreprises s'intéressent de près à la quantité exacte de protéines qui se retrouvent dans le perméat et aux moyens d'en récupérer davantage.
Cet intérêt accru s'est traduit par une augmentation de l'intérêt pour l'analyse des protéines. Les discussions tout au long de la conférence ont mis en lumière l'utilisation croissante des analyseurs de protéines et des outils de surveillance en ligne, permettant aux transformateurs de mieux comprendre le fonctionnement de leurs systèmes. Compte tenu de la valeur actuelle des protéines, nombreux sont ceux qui considèrent leur analyse et leur mesure comme un investissement susceptible d'accroître les revenus en identifiant les opportunités d'amélioration de la récupération et de réduction des pertes.

La dynamique générale du marché contribue à alimenter cette tendance. Les discussions lors du MTF ont confirmé que la demande en protéines demeure exceptionnellement forte. Certains participants ont évoqué des pénuries et ont constaté que certaines usines affichent déjà complet pour le reste de l'année. Grâce aux investissements continus dans l'ensemble du secteur et à la demande croissante de produits riches en protéines, nombreux sont ceux qui anticipent la poursuite de cette tendance dans les années à venir.
Un autre sujet récurrent était le lait ultrafiltré. Les présentations et les discussions ont mis en lumière la popularité croissante des produits laitiers ultrafiltrés et le rôle de la technologie membranaire dans l'amélioration de la teneur en protéines. À mesure que les consommateurs achètent davantage de lait ultrafiltré et que les transformateurs investissent dans leurs capacités de production, la demande en filtration membranaire ne cesse de croître.
Au-delà de la récupération des protéines, les participants ont également discuté des possibilités de valoriser davantage les flux existants. Le lactosérum acide a suscité un intérêt croissant. Traditionnellement, il a souvent été considéré comme plus difficile et plus coûteux à traiter que le lactosérum doux. Cependant, compte tenu de sa teneur actuelle en protéines, de plus en plus de transformateurs semblent envisager de transformer le lactosérum acide en une source de profit plutôt qu'en un problème d'élimination.
Plusieurs discussions ont suggéré que les transformateurs traitent activement le lactosérum acide, explorent des méthodes de traitement plus poussées ou évaluent les opportunités futures. À mesure que de nouveaux projets sont mis en service et que des données supplémentaires deviennent disponibles, le lactosérum acide pourrait devenir une source de plus en plus importante de protéines récupérables et de valeur ajoutée.
La conférence a également mis en lumière une tendance sectorielle plus générale : la montée en gamme des produits. Au moment d’évaluer leurs investissements, de nombreux transformateurs privilégient les produits offrant une meilleure rentabilité plutôt que la simple augmentation des volumes. Qu’il s’agisse de lait ultrafiltré, d’ingrédients de spécialité ou de protéines comme la lactoferrine, l’accent est de plus en plus mis sur la compréhension des besoins des clients, l’identification des sources de valeur et l’optimisation de la rentabilité de l’offre laitière disponible.
Les performances et la durée de vie des membranes ont également fait l'objet de nombreuses discussions. Si beaucoup d'opérateurs envisagent encore un remplacement annuel des membranes, les échanges portent de plus en plus sur une prise de décision basée sur les performances. Plutôt que de se fier uniquement à l'âge, les opérateurs accordent une attention accrue à des indicateurs tels que le passage des protéines et leur concentration dans le perméat.
De toutes ces discussions est resté constant un message : l’industrie s’attache à maximiser la valeur ajoutée. Que ce soit par une meilleure récupération des protéines, un contrôle plus rigoureux, le traitement du lactosérum acide, la production de lait ultrafiltré ou des produits de spécialité à plus forte valeur ajoutée, les transformateurs recherchent de nouvelles façons de tirer le meilleur parti de chaque kilo de lait.
Pour les participants au MTF, les discussions ont clairement démontré que la récupération des protéines, la productivité et l'innovation continueront de façonner l'avenir de la transformation laitière.
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